Connu pour ses exploits en mer, Maxime Sorel a l’habitude des défis hors normes.
Dixième du Vendée Globe 2020-2021, premier skipper à avoir gravi l’Everest en 2023, le navigateur breton s’est attaqué cet été à un autre monument de l’endurance : l’UTMB, l’ultra-trail du Mont-Blanc.
Résultat : 38 heures et 30 minutes d’effort à travers les Alpes, sous la neige et la pluie.

Maxime Sorel – Du large aux cimes
Pour lui, passer de la voile à la montagne est une suite logique.
« La course au large, c’est déjà de l’ultra-endurance », confie-t-il.
Même gestion du corps, même lutte contre la fatigue, même plaisir du dépassement. Deux mondes différents, mais une même philosophie : tenir dans la durée.
Des pistes d’athlétisme à la course au large
Avant de prendre la mer, Sorel a longtemps évolué sur piste. Adolescent, il découvre l’athlétisme en UNSS grâce à un professeur d’EPS passionné.
Il touche à tout : saut en hauteur, longueur, haies… avant de tomber sous le charme du saut à la perche, une discipline qu’il juge « hyper complète ».
Une rencontre marquante aussi : celle de Jean Galfione, champion olympique devenu lui aussi skipper.
« Le voir en vrai, ça m’avait impressionné », raconte Sorel.
Quelques années plus tard, les deux hommes se retrouvent… sur la même ligne de départ en Classe 40. Le hasard, ou plutôt la passion du sport sous toutes ses formes.
Une histoire de famille et de dossards
Chez les Sorel, la course à pied est une tradition. Ses parents ont fondé le club Courir à Cancale et accumulé les marathons.
Enfant, Maxime tenait les ravitaillements avec son frère et sa sœur avant de chausser lui-même les baskets.
Depuis, il n’a jamais arrêté. Chaque année, il enchaîne 5 à 6 courses locales en Bretagne, souvent des petits trails entre chemins et routes.
« J’aime bien me faire un 10 km pour voir où j’en suis », dit-il.
La course est devenue un pilier de sa préparation physique, mais aussi un exutoire.

Maxime Sorel – La montagne comme nouveau terrain de jeu
Le déclic pour le trail running est venu grâce à son frère, installé à Annecy.
Ensemble, ils découvrent les joies de la montagne. Puis sa compagne s’y met à son tour. Aujourd’hui, c’est une passion commune.
Sorel apprécie particulièrement les efforts variés :
« Alterner marche et course, grimper, descendre, porter son matériel… c’est un effort complet ».
Il y voit un parfait équilibre entre aventure, nature et exigence physique. Loin d’être une simple distraction, la course à pied est devenue un complément d’entraînement.
Pourtant, concilier trail et course au large n’est pas simple :
« La voile demande de la masse, alors que la course à pied t’assèche », explique-t-il.
Avec son centre 3,2,1 Perform, il a intégré le running à sa préparation depuis deux ans. L’objectif : renforcer le mental et la connaissance de soi.
Car dans l’ultra comme en mer, la clé reste la même : écouter son corps.
Même combat – Endurance et lucidité
Pour Sorel, le parallèle entre trail et voile est évident. Dans les deux cas, il faut gérer la durée, la nutrition, le sommeil et la température.
« Changer ses vêtements au mauvais moment, c’est une erreur qui peut te coûter cher, en montagne comme en mer », sourit-il.
La course à pied lui a appris à mieux se connaître, à aller chercher loin dans le mental. Elle lui a aussi permis de revenir plus fort sur l’eau :
« Quand je reviens à la voile après un défi en montagne, je suis toujours plus motivé ».
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Des projets plein les jambes pour Maxime Sorel
Après l’UTMB, Maxime Sorel prépare déjà son prochain défi : la Transat Café L’Or, au départ du Havre ce dimanche.
Mais le Breton voit plus loin. Il rêve de s’aligner un jour sur la Diagonale des Fous à la Réunion, voire sur des formats encore plus extrêmes, 300 à 400 km.
Et pourquoi pas un jour un marathon sous les 3 heures ? Le skipper ne se fixe pas de limites. Sur mer ou sur terre, le goût de l’aventure et de la performance reste son moteur.
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