Stève Stievenart – Traversée record du détroit de Gibraltar, cinquième étape de l’Oceans Seven.
Jeudi 11 septembre 2025, Stève Stievenart, surnommé “Le Phoque”, a encore repoussé les frontières de l’endurance humaine.
Ce nageur français au mental d’acier a relié à la nage l’Europe et l’Afrique en franchissant le détroit de Gibraltar en 5 h 18.
Une performance exceptionnelle qui valide la cinquième étape de son ambitieux défi : l’Oceans Seven, considéré comme l’Everest des nageurs d’eau libre.
Stève Stievenart – Un parcours d’attente et de persévérance
Ce succès s’inscrit dans une longue histoire de patience et de travail acharné.
Après avoir déjà franchi la Manche, le North Channel, Catalina et le détroit de Cook en Nouvelle-Zélande, Stievenart attendait depuis six ans le moment parfait pour Gibraltar.
Les conditions météo dans cette zone sont notoires pour leur imprévisibilité : vents violents, courants contraires et fenêtres de tir ultra-courtes.
Ce jeudi, à 12 h 39, depuis Punta Marroqui (Tarifa, Espagne), il s’est élancé avec deux nageurs marocains qui, vite distancés, ont dû abandonner.
Fidèle à sa réputation de “machine à nager”, Stievenart a continué seul, imposant un rythme d’enfer malgré les remous.
Une arrivée éprouvante sur le continent africain
À 17 h 58, après 15,7 km d’efforts ininterrompus, Stievenart a touché terre au Maroc, à Punta Cires. Mais la validation officielle exigeait qu’il pose la main sur un rocher battu par les vagues.
Sous l’impact des rouleaux, il chute et se blesse grièvement : huit coupures profondes aux pieds, au coude et sur l’abdomen.
Accueilli en sang sur le bateau d’assistance, il ne cachait pourtant pas sa joie.
Conscient d’avoir dompté l’un des détroits les plus capricieux du globe, il résume sobrement : la traversée fut « tout sauf sereine », mais le bonheur d’y être arrivé surpasse la douleur.
Plus qu’un record – Une étape vers l’histoire
Avec cette cinquième réussite, Stève Stievenart n’est plus qu’à deux détroits – Molokaï à Hawaï et Tsugaru au Japon – de devenir le premier Français à compléter l’Oceans Seven.
Peu de nageurs dans le monde peuvent se targuer d’un tel exploit, qui exige non seulement une endurance colossale…
… Mais aussi une stratégie météo, une préparation physique et mentale irréprochables, et une capacité unique à endurer la douleur.
Stève Stievenart – Conclusion – Un symbole d’endurance et de détermination
La traversée de Gibraltar par Stievenart dépasse le simple cadre sportif. Elle illustre la résilience, la patience et le dépassement de soi.
Alors que ses plaies cicatrisent, le “Phoque” regarde déjà vers ses deux dernières étapes. Hawaï et le Japon l’attendent, et avec eux la perspective d’écrire une page d’histoire pour la natation française.
Son aventure inspire et rappelle que les océans appartiennent à ceux qui osent s’y perdre pour mieux se trouver.


