Cinquième participation pour Yassine Zouaoui à l’Ultra Mirage El Djerid, l’événement mythique de Tozeur.
Après quatre éditions sur le 100 km, il a décidé cette année de s’aligner sur le 50 km. Un choix réfléchi, mais une passion inchangée.
Rencontre avec un coureur qui connaît le désert comme sa poche… ou presque.


Au-delà de la distance, qu’est-ce qui fait la particularité de l’Ultra Mirage ?
Yassine Zouaoui :
L’Ultra Mirage, ce n’est pas juste une course. C’est une expérience complète. Le décor désertique est unique, presque irréel. On est entouré de silence, de lumière, de sable à perte de vue.
Et puis, il y a cette ambiance familiale. Chaque année, on a envie de retrouver les visages connus, les bénévoles, les coureurs, l’équipe d’organisation. C’est un peu comme revenir à la maison, sauf que la maison, c’est le désert.
Est-ce que le désert extérieur a fait écho à ton désert intérieur ?
Y.Z. :
Le désert, c’est un miroir. Il t’enlève tout le superflu. Il reste juste toi, ton souffle et la chaleur.
Lors de ma deuxième participation au 100 km, j’ai connu l’enfer. Je ne m’attendais pas à une telle chaleur. Je sentais mon corps brûler de l’intérieur. Ma stratégie alimentaire n’était pas bonne. Manque de sodium, et mon corps me l’a fait payer : crampes, hallucinations, pertes d’équilibre… Le désert t’apprend l’humilité, à écouter ton corps et à respecter ses limites.
On dit qu’à Tozeur, les mouches sont de la partie… elles étaient là cette année ?
Y.Z. :
Étonnamment non ! Sur le 50 km cette année, je n’en ai pas croisé.
Mais sur les éditions précédentes, surtout sur le 100 km, en fin de journée, c’est une autre histoire ! Les mouches, tu finis par les manger sans le vouloir. Elles t’énervent, mais elles te poussent à avancer plus vite. Et souvent, quand il y a des mouches, il y a des dromadaires pas loin. Quand tu croises une caravane, tu te dis que tu es vraiment au cœur du Sahara.



Ta meilleure anecdote en cinq éditions ?
Y.Z. :
Ah, celle-là, je ne l’oublierai jamais.
En pleine course sur le 100 km, une envie pressante me prend. Pas le choix, je m’éloigne un peu du parcours pour être tranquille. Et là, un dromadaire débarque ! Je t’avoue que j’ai eu peur pour mes fesses. Le genre de moment où tu ris… après coup seulement !
Cinq participations, ce n’est pas anodin. Qu’est-ce qui te pousse à revenir ?
Y.Z. :
Avant l’Ultra Mirage, j’avais couru dans le désert marocain, au Marathon des Sables. Mais là-bas, c’est par étapes. Je voulais une course d’une traite, plus brute, plus intense.
À ma première participation, je m’étais juré : « plus jamais ». Et pourtant, me voilà, cinq fois plus tard. Parce que le désert t’envoûte. Parce que l’organisation, les bénévoles, les coureurs, c’est une vraie famille.
L’ambiance, la gentillesse, la chaleur humaine… tout ça fait qu’on a juste envie de revenir. C’est comme une grande cousinade du désert qu’on attend chaque année.
En conclusion
Yassine Zouaoui n’est pas seulement un habitué de l’Ultra Mirage, il en est devenu l’un des visages familiers. Cinq participations, des anecdotes à la pelle et surtout un amour sincère pour cette course pas comme les autres.
Entre souffrance, partage et émerveillement, il résume parfaitement ce que beaucoup ressentent à Tozeur : le désert te vide… mais te remplit à la fois.
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